Laurianne Corneille

Pianiste à l’élégance de jeu stupéfiante” selon les mots de Frédérick Casadesus, 

Laurianne Corneille est héritière de l’Ecole russe du piano par son Maître Evgeny Moguilevsky  – le dernier disciple d’Heinrich Neuhaus. C’est au Conservatoire Royal de Bruxelles qu’elle a pu se perfectionner avec lui et déployer son tempérament artistique singulier. 

Elle est présente sur les plus grandes scènes internationales et dans les festivals les plus prestigieux mais également au disque, elle a collaboré avec des artistes d’exception tels que Philippe Jaroussky, Jean-François Verdier, Hugues Borsarello, Arnaud Thorette, Raphaël Perraud, Dana Ciocarlie, Gabriel Pidoux, Fiona McGown et bien d’autres. 

Très éclectique dans le choix de ses projets – du pianoforte au jazz en passant par les musiques du monde, particulièrement active dans la redécouverte de la musique de compositrices oubliées, elle s’est notamment beaucoup investie pour le Festival “Un Temps pour Elles”. 

Pédagogue active (Conservatoires de Boulogne-Billancourt et de Vanves, Académie Jaroussky), elle construit depuis quelques années une riche discographie. Son album solo “L’Hermaphrodite » consacré à Schumann a reçu un très bel accueil critique : “L’imprévisibilité de l’écriture schumannienne avec ses sautes d’humeur, ses contrastes qui défient toute logique, sa sensualité si attirante à laquelle on refuse de céder irriguent le jeu de Laurianne Corneille” (Stéphane Friedrich pour Resmusica). 

En musique de chambre, deux albums ont suivi : “À la Nuit  » (consacré à Schubert et Schumann) et “Florilège” (consacré à Fauré) chez Indésens-Calliope, puis elle a participé à la monographie “Adèle Hugo” chez Alpha Classics. Mais elle explore également toutes les musiques, comme en témoigne sa collaboration avec des compositeurs iraniens et la chanteuse Anousha Nazari pour le projet en hommage au poète Khayyam, “In Vino Veritas” soutenu par l’association philanthropique Gondishapour. 

Enfin, son dernier disque solo, Cosmosis, témoigne d’une volonté de retrouver le chant originel et de toucher tous les publics par le caractère universel des pièces qui y sont présentées, dépassant par là les genres musicaux. 

 “Des pièces courtes, tendrement évocatrices qui toutes suspendent musicalement la sensation du temps, nourries de cette chaleur sonore, de cette rondeur charnue qui émane du piano de Laurianne Corneille.” (Pierre Solot pour Musiq3) 

Déployant un parcours d’une grande densité par l’arborescence artistique de ses projets personnels, elle élabore aussi un langage unique grâce aux films du réalisateur Raphaël Wertheimer et collabore régulièrement avec SBO Productions et les Studios RiffX de la Seine Musicale. Ce langage visuel vient s’agréger à ses interprétations, tout comme l’écriture, composante essentielle de sa personnalité, vient s’ajouter à chacun de ses projets. 

Après plusieurs années consacrées à l’écriture d’articles et d’essais, d’autres publications littéraires, tout aussi essentielles que son activité d’interprète, sont à venir.

Par extension, elle s’attache désormais à coordonner des spectacles protéiformes avec des partenaires de différents horizons, comme en témoigne notamment sa récente collaboration avec le physicien et philosophe des sciences Étienne Klein. Mêlant différents arts, sa pensée synesthésique tend donc à s’exprimer de toutes les manières possibles.

“Artiste jusqu’au bout d’elle-même, elle sait choisir ses mots, ses images, comme elle choisit les sons.” Jany Campello